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vendredi 6 mai 2016

Histoire des trois morts

Ou comment passer de mortel à dieu



Autrefois, il n'existait qu'un seul dieu de l'anéantissement, de la mort et des défunts : on l'appelait Jergal, Seigneur de la Fin de Toutes Choses. Jergal fomentait et entretenait la discorde parmi les mortels et les puissances. Lorsque les êtres s'exterminaient dans leur quête de pouvoir ou sous l'empire de la haine, il les accueillait dans son sombre royaume d'obscurité éternelle. Comme tout était mortel, tout finissait par lui revenir. Avec le temps, il exploita son pouvoir pour créer un royaume qu'aucun autre dieu ne pouvait lui contester. A la fin, cependant, il se fatigua de la routine à laquelle l'astreignaient ses obligations. Lorsqu'il n'y a pas de défi à relever, le vide s'installe et le néant n'est que ténèbres. Dans ce cas, la différence entre pouvoir absolu et impuissance absolue est infime.

Au cours de cette période des plus sombres, apparurent trois puissants mortels (Baine, Bhaal et Myrkul) qui convoitaient le pouvoir maîtrisé par Jergal. Tous trois signèrent un pacte impie et promirent de chercher à s'emparer par tous les moyens de ce pouvoir suprême ou de périr dans leur quête. Ils parcoururent les royaumes de long en large, recherchant la puissance de la magie et des sorts, défiant la mort à chaque tournant. Peu leur importait les monstres qu'ils devaient affronter ou les sorts auxquels ils étaient confrontés... Les trois mortels sortaient indemnes de toutes ces épreuves. Finalement, ils anéantirent l'un des Sept Dieux Perdus et chacun d'entre eux s'empara d'une partie de son essence divine.

Le trio traversa ensuite la Gaste Grise et se lança à la recherche du Château d'Os. Il combattit des armées de squelettes, des légions de zombies, des hordes de morts-vivants sans corps et un gantelet de liches. Enfin, ils atteignirent l'objet de leur quête : le Trône d'Os.

" Je revendique ce trône du diable ", s'écria Baine le tyran. " Je vous anéantirai avant que vous ne puissiez bouger le petit doigt ", menaça Bhaal l'assassin. " Et moi j'enfermerai votre essence pour l'éternité ", promit Myrkul le nécromancien.

Jergal se leva de son trône, une expression de lassitude sur le visage, et dit : " Le trône est à vous. Je suis las de ce pouvoir absurde. Prenez-le si vous le souhaitez. Je promets de vous aider et de vous guider en tant que sénéchal jusqu'à ce que vous maîtrisiez la situation. " Avant que le trio stupéfait n'ait pu réagir, le Seigneur des Morts poursuivit : " Qui parmi vous exercera le pouvoir ? "

Les trois hommes commencèrent immédiatement à se quereller, tandis que Jergal les observait avec indifférence. Lorsqu'il devint clair qu'ils mourraient tous d'épuisement ou se battraient éternellement, le Seigneur de la Fin de Toutes Choses intervint : " Après tout ce que vous avez sacrifié, allez-vous repartir sans rien ? Pourquoi ne pas diviser la charge et organiser un concours d'habileté pour vous partager les différentes fonctions ? "

Baine, Bhaal et Myrkul considérèrent la proposition du Dieu et acquiescèrent. Jergal prit les têtes de ses trois liches les plus puissantes et les tendit aux trois hommes afin qu'ils puissent se départager en jouant une partie de boules avec les crânes. Chacun des mortels lança donc un crâne dans la Gaste Grise. Quiconque parviendrait à le lancer le plus loin serait le vainqueur.

A cet instant, Malar, le Seigneur des Bêtes, arriva chez Jergal. Quand il sut que tout le pouvoir de Jergal irait au vainqueur de la compétition, il courut après les crânes et chercha à interrompre le concours, de manière à pouvoir y participer et obtenir une partie de la récompense. Baine, Bhaal et Myrkul recommencèrent à se battre, car l'épreuve n'avait plus aucun sens. De nouveau, Jergal intervint : " Pourquoi ne laissez-vous pas Dame Fortune décider. Vous éviterez ainsi d'avoir à partager avec la Bête ? "

Le trio acquiesça, et Jergal détacha les os de ses doigts squelettiques et les tendit aux joueurs. Lorsque Malar revint de la chasse aux crânes, le trio achevait une partie d'osselets.

Baine s'écria d'un air triomphant : " En tant que vainqueur, je choisis de régner pour l'éternité comme tyran suprême. Je peux provoquer à volonté la haine et les querelles, et tout le monde s'inclinera devant moi à l'intérieur de mon royaume. "

Myrkul, qui avait pris la seconde place, déclara : " Je choisis les morts, et c'est moi en fait le vainqueur, car tout ce qui vous appartient, Baine, finira par tomber en mon pouvoir. Toutes choses sont mortelles, même les dieux. "

Bhaal, qui avait terminé en troisième position, objecta : " Je choisis la mort, et c'est par ma main que tout ce qui vous revient, Seigneur Baine, finira entre les mains du Seigneur Myrkul. Vous êtes tous deux obligés de m'honorer et de vous plier à mes volontés, car je peux détruire votre royaume, Baine, en assassinant vos sujets, et je peux affamer le vôtre, Myrkul, en retenant ma main. "

Malar émit un grognement de déception, mais il n'y avait rien à faire. De nouveau, il ne lui restait que les bêtes.

Jergal se contenta de sourire. Il était enfin délivré.

Baine


Baine, Seigneur de la Tyrannie






Nom : Baine (ou Bane)
Statut : Dieu supérieur
Alignement : Loyal Mauvais
Plan de résidence : Landes de la Malédiction et du Désespoir
Domaines : Destruction, Haine, Loi, Mal, Tyrannie
Armes de prédilection : Morgenstern


Dans les couloirs sinueux de Châtcau-Zhentil résonnent les échos des messes maléfiques célébrées partout sur Faerûn au cœur de temples camouflés dans la pénombre Baine, le Seigneur des Ténèbres, a vaincu la mort elle-même pour amener au monde la sombre inspiration nécessaire à milles intrigues, pour fomenter la peur et la haine au sein des nations civilisées et pour prouver aux Simples mortels que la tyrannie, malgré une défaite temporaire, ne meurt jamais.
Bien que Baine ait transcendé l'état de mortel depuis des siècles, son but reste étonnamment humain et n'est rien d'autre que la domination totale de Faerûn. Quand ses serviteurs seront assis sur les trônes de chaque nation, quand les gens du peuple vivront en craignant en permanence pour leur vie et quand l'altruisme et l'espoir auront définitivement disparu de la surface de la terre, alors Baine pourra se reposer. En attendant ce jour noir, il a encore tout le temps pour concevoir ses projets inhumains et ses intrigues abominables. En fin de compte, il est sûr de régner sur Faerûn, mais n'est pas pressé. Le chemin est aussi passionnant que la destination.
Baine préfère rester dans l'ombre, laissant ses serviteurs mettre en place ses plans complexes. Dans les rares occasions où il se déplace en personne, il prend la forme d'une-silhouette humanoïde sombre, souvent le torse nu, parfois portant une armure noire et une élégante cape noire moirée de rouge. Sa main droite, invariablement couverte d'un gantelet métallique orné de joyaux, est la seule arme dont il ait besoin pour abattre les ennemis assez courageux (ou stupides) pour l'affronter. Son intolérance envers l'échec est complète et il n'a aucune réserve envers l'utilisation de la torture, même sur un serviteur loyal, dans le but de s'assurer une obéissance totale à sa doctrine sévère et stricte. Bien qu'une fois provoquée, sa furie soit dévastatrice, Baine est plutôt lent à se mettre en colère, puisqu'il est perpétuellement dans un état de fureur contenue.
La tyrannie de Baine est connue sur tout le continent et son image est celle qui est le plus souvent associée au Mal. Quand la nouvelle de sa destruction pendant le Temps des Troubles s'est répandue sur Faerûn, des fêtes de réjouissances et de remerciement ont été tenues dans vingt-sept nations. Aux yeux des gens du peuple, les prêtres de Baine sont de piteux dictateurs en devenir, prêts à utiliser des tactiques immorales et une violence injustifiée pour étendre leur influence et réaliser leurs projets. Aux yeux des aventuriers, le clergé du Seigneur des Ténèbres est constitué d'intrus et d'ennemis, agents d'une philosophie inflexible et malveillante et alliés de monstres, de diables et d'humanoïdes sauvages, pour atteindre leurs buts malsains. C'est aux yeux des nobles assez rusés pour la voir qu'apparaît la vraie menace, la possibilité que certains d'entre eux rendent hommage au Seigneur Noir pour obtenir par la malice et la manipulation ce que les soldats ne peuvent conquérir par la force.


Histoire et relation


Même lorsqu'il était humain, Baine ne désirait qu'une chose : devenir le tyran le plus craint et le plus respecté que le monde ait jamais connu. Il se doutait que cela nécessiterait une quantité de pouvoir magique supérieure à ce qu'un simple mortel a l'espoir d'obtenir en temps normal, et le despote calculateur s'est donc allié à deux humains aux objectifs similaires, Bhaal et Myrkhul, afin de mettre leurs forces en commun pour obtenir l'apothéose de cha­cun d'eux.
Le trio maléfique a parcouru tout Faerûn à la recherche d'aventures, défaisant innombrables ennemis et assassinant l'un des sept Dieux Perdus, avant de continuer ses recherches à travers les plans Extérieurs et d'arriver à ses fins. Tous trois bénéficièrent de la générosité (ou plutôt, comme certains le suggèrent, de l'indifférence) du froid Jergal, qui s'était lassé de son rôle de gardien divin des conflits, de la mort et des morts. Ils obtinrent chacun un tiers des attributions de vieux dieu et dominèrent leur sphère de contrôle pendant des siècles.

Toutefois, même un contrôle complet sur les conflits n'était pas suffisant pour Baine, et son désir de suprématie le mena à s'allier une fois de plus avec Myrkul et Bhaal en 1358 CV. À eux deux, ils subtilisèrent les tablettes de la destinée, gravées par le seigneur Ao et indiquant les responsabilités de chaque divinités de Toril. Cela précipita la venue du Temps des Troubles (période pendant laquelle les dieux marchèrent sur Toril sous leur forme d'avatar), pendant lesquels Baine fut tué par Torm le Véritable dans une bataille féroce sur les quais de Tantras. On pouvait alors croire que les ambitions sans limite du Dieu Noir l'avaient enfin mené à sa perte. L'Église de Baine se fragmenta, la plupart des fidèles se dirigeant vers celle de Cyric, qui avait hérité des attributions de Baine, et vers Iyachtu Xvim, la progéniture de Baine et d'un puissant démon. Les partisans du bonheur et de la liberté poussèrent alors ensemble un grand soupir de soulagement, sachant qu'un des pires dangers menaçant Toril venait d'être écarté,

Ceux qui avaient alors baissés leur garde l'ont fait inconsidérément, et bien trop tôt. Dans la nuit d'Hiver fatal de l'année 1372 CV, Xvim explosa dans une conflagration de lumière verte délétère. Des restes fumants de sa carcasse émergea un Baine revivifié, la main droite enveloppée d'une brillance verdâtre. Il semble que Xvim n'est était qu'un cocon doué de vie, une enveloppe dans laquelle grandissait une larve qui allait devenir, à son terme, Baine. En quelques jours, l'Église de Xvim s'était entièrement convertie à la vénération de Baine, et un mal ancien posait à nouveau son regard calculateur sur les terres de Faerûn.

Le culte du Seigneur de la Tyrannie est la principale religion de Thay depuis une dizaine d'année.

Baine déteste quasiment tous les membres du panthéon faerunien, mais voue une haine particulièrement farouche à Torm, Cyric, Mystra, Tempus, Heaum, Lathandre, Oghma et Ilmater, dans cet ordre. Torm est responsable de sa mort pendant le temps des troubles (TdT), Cyric, humain devenu dieu à la fin de la dite période, lui a volé ses domaines, et des fidèles. Mystra, Tempus et Heaum ont œuvré contre lui durant le TdT. 
Il a établi une relation de travail avec Loviatar, Mask ainsi que Talona, mais comme ces dieux le craignent plus qu'ils ne le respectent, ces alliances restent fragiles.
Baine et Kossuth ne sont pas alliés, loin de là, cependant les deux dieux semblent avoir le même avis sur l'importance d'une forte hiérarchie religieuse et partagent la même intolérance envers la nature éphémère et imprévisible du chaos.

Culte et clergé


Baine exige des prêtres et de ses adorateurs qu'ils cherchent à atteindre des postes importants dans leur communauté, que ce soit par la forcé ou par la ruse,et qu'ils utilisent ce pouvoir pour propager la haine, la peur, la destruc­tion et le conflit. Pour la Main Noire, l'idéal est que ses prêtres corrompent les gouvernements et poursuivent leurs projets sous le couvert de la loi, mais il tolère quelques instants de discordes et de débauche. On torture, on roue de coups et on assassine régulièrement au cours d'opérations de ce type, et il y a bien peu d'initiés du Seigneur des Ténèbres qui n'aient pas au moins une connaissance rudimentaire de ces activités. L'Eglise suit une hiérarchie stricte — remettre en question ou igno­rer un ordre reçu d'un supérieur est une insulte envers la suprématie de Baine lui-même et le coupable est alors torturé, défiguré ou tué.

Les temples de Baine reflètent la doctrine stricte que suit son clergé. De hauts bâtiments de pierre aux angles nets, flanqués de tours ornées de piques et de minces meurtrières, l'architecture des temples bainiens évoque plutôt celle d'une forteresse ou d'un petit château. On passe par d'étroits couloirs d'un foyer austère à une chambrée commune digne d'une caserne et destinée aux laïques La décoration est uniformément constituée de sobres tapisseries représentant le symbole de Baine ou sur lesquelles sont inscrites des citations de ses principaux textes sacrés Chaque temple comprend généralement une cour intérieure dégagée, qui est utilisée pour les exercices militaires et les cérémonies en plein air, ainsi qu'un temple plus traditionnel pour les réunions de l'ensemble de la congrégation. La plupart ont, de plus, des cachots s'étendant loin sous terre, dans lesquels sont installés des chambres de tortures, des puits d'isolement et des enclos à monstres.

Avant le Temps des Troubles, l'Eglise de Baine était déchirée par des conflits intérieurs, divisée entre la secte Orthodoxe (dirigée principalement pas les prêtres) et l'Eglise Transformée (dominée par les magiciens). Baine lui-mênie encourageait cette discorde, souhaitant la dissension même au sein de sa propre Eglise.

Son long sommeil semble l'avoir fait revenir sur cette idée, et il s'est personnellement chargé de l'éradication de cette désunion, en allant jusqu'à accorder à Fzoul Chembryl, le dirigeant de Château-Zhentil, le titre de tyran Élu de Baine et son infaillible représentant mortel. Les anciennes factions opposées se sont trouvé un point commun dans l'élimination vicieuse des prêtres qui s'étaient tournés vers Cyric après la «mort» de Baine et qui n'ont pas encore retrouvé le droit chemin. Leur coopération retrouvée ne laisse rien présager de bon pour le reste de Faerûn.

Vie des prêtres 

Les prêtres de Baine prient à minuit pour obtenir leurs sorts. Le culte de Baine n'a aucun jour sacré officiel. Néanmoins, les fidèles remercient la Main Noire avant et après chaque bataille d'importance ou lors de la préparation d'une fourberie de grande ampleur. Les grands prêtres peuvent déclarer un jour sacré quand bon leur semble, en prétendant alors agir selon une inspiration divine qui leur serait venue en rêve. Les cérémonies se font au son du tambour et de chants impies et culminent lors du sacrifice d'êtres intelligents sur un autel de basalte noir ou d'obsidienne. Depuis peu, les sacrifices de prêtres de Cyric se sont multipliés, bien que ceux de paladins, de licornes, d'enfants et de célestes soient encore courants, particulièrement auprès des traditionalistes. Les prêtres de Baine sont généralement aussi des guerriers, moines, chevaliers noirs ou maîtres-tyrans.

Vêtements sacerdotaux. Les Bainites ne se déplacent jamais sans arme et doivent toujours porter du noir. La tenue rituelle est une armure noire agrémentée d'une cape rouge sang. Plus le prêtre est prospère, plus son armure est ciselée avec soin. La robe de cérémonie des magiciens du culte est toujours noire, elle aussi. Ceux de haut niveau y ajoutent un effet d'illusion qui donne l'impression que des étoiles noires et des gouttes de sang tourbillonnent sans cesse sur le tissu. Les tatouages faciaux sont fréquents chez les Bainites. Les Bainites de haut niveau se font également incruster des pierres précieuses dans le front.

Vêtements de tous les jours. Lorsqu'ils partent à l'aventure, les prêtres de Baine conservent leur armure noire, mais cette dernière est alors souvent munie de pointes et de crochets. Pour leur part, les magiciens du culte préfèrent les robes rouges et noires. Les fidèles ne s'habillent jamais de manière distincte si cela présente un danger ou risque de les desservir. Bien souvent, leurs tatouages suffisent à les identifier.


Dogme

Né servez nul autre que Baine. Craignez-le toujours et assurez-vous que les autres le craignent encore plus. La Main Noire parvient toujours à frapper ceux qui cherchent à s'opposer à elle. Défiez Baine et vous trouverez la mort - ou par la mort prouvez votre loyauté, car c'est parfois ce qu'il peut exiger de vous. Soumettez-vous aux ordres que Baine transmet par l'intermédiaire de son clergé. Ce n'est que par l'obéissance aveugle que vous pourrez accéder à la véritable puissance. Répandez la sombre terreur de Baine. Ceux qui ne le vénèrent pas sont condamnes à voir leur échapper la véritable puissance. Ceux qui osent s'opposer à la Main noire sont condamnés à mourir précocement et plus douloureusement que les imbéciles qui vénèrent les autres dieux. .


lundi 29 février 2016

Kossuth

Kossuth, Le seigneur des Flammes



Nom : Kossuth
Statut : Dieu supérieur
Alignement : Neutre
Plan de résidence : Plan élémentaire du Feu
Domaines : Destruction, Feu, Renouvellement, Souffrance
Armes de prédilection : Chaîne cloutée

Divinité tutélaire des créatures du Feu élémentaire et des personnes fascinées par la danse énigmatique et la force destructive des flammes, Kossuth n'éprouve aucune affection particulière pour ses adorateurs originaires de Toril. Néanmoins, il les récompense fréquemment, ce qui est pour beaucoup dans la progression de son culte, à un rythme que certains trouvent inquiétant. Entité lointaine et différente, Kossuth semble avoir un projet concernant ses fidèles mortels et son Église en pleine croissance, mais personne, mis à par peut être ses plus grands prêtres, n'a la moindre idée de la nature de ses plans. Pour ses fidèles, Kossuth est le feu purificateur, l'étincelle du génie, la force tempérée de la raison .et le cœur de toute passion. Ils considèrent le feu comme le plus important des quatre éléments, prenant des risques insensés (et parfois fatals) afin de prouver sa suprématie. Kossuth est généralement représenté sous la forme d'une immense colonne de feu s'élançant vers le ciel.

Histoire et relation

Un être élémentaire suprêmement puissant, connu sous le nom de Kossuth, a régné sur le feu depuis les premiers instants du multivers, mais on ignore si le Kossuth contemporain et l'entité primordiale ne font qu'un, ou s'il n'est que le dernier d'une longue lignée d'héritiers partageant le même nom. Le Seigneur des Flammes intervient rarement dans les affaires des mortels, passant le plus clair de son temps embourbé dans les intrigues des plans intérieurs.
En -150 CV, de puissants magiciens raumathari ont réussi à convoquer Kossuth depuis sa demeure élémentaire et lui ont ordonné de détruire l'armée de leurs ennemis de Narfell qui les assiégeait. Il s'exécuta, mais se tourna ensuite contre les magiciens et incinéra leur cité pour prix de leur arrogance. Cette déflagration calcina une grande partie de la côte de la mer d'Alambre, et le feu issu de la colère de Kossuth brûla intensément pendant une décade après son départ de Toril.
Il semble s'être désintéressé de ce monde depuis, quoique ses fidèles de Thay le louent pour son intervention dans la désastreuse guerre de la salamandre de 1357 CV et pour avoir mis un terme à ce qui aurait pu être une débâcle encore plus retentissante. Le nom de Kossuth n'apparaît pas sur la liste des dieux remarqués sur Faerûn pendant le Temps des Troubles, ce qui laisse supposer, soit qu'il a échappé d'une façon ou d'une autre au courroux d'Ao, soit qu'il est simplement resté discret alors-que le monde s'écroulait autour de lui.
La doctrine de Kossuth déclarant le feu élément suprême, cela lui assure en toute-logique l'inimité des autres seigneurs élémentaires, et le Seigneur des Flammes voue une haine particulière à Istishia, qu'il juge faible et pathétique.
En retour, le Roi des Élémentaires de l'Eau ordonne à ses adorateurs de faire obstacle aux plans de Kossuth dès qu'ils en ont l'occasion. La guerre ouverte entre les deux clergés est maintenant généralisée.
Le Seigneur de Feu a peu de relations avec les autres dieux de Faerûn. Moradin et Flandal Peaudacier l'honorent pour la chaleur de la forge, mais sans rien obtenir en réponse.
Par contre, le retour de Baine satisfait Kossuth ; les deux dieux semblent avoir le même avis sur l'importance d'une forte hiérarchie religieuse et partagent la même intolérance envers la nature éphémère et imprévisible du chaos.

Culte et clergé

Les disciples de Kossuth sont des comploteurs qui veulent réorganiser le monde en fonction de leurs idéaux de perfection, sans hésiter à utiliser des méthodes violentes si nécessaire. De tous les cultes élémentaires, c'est sans doute celui du feu qui est le plus dangereux et le plus imprévisible, en ce sens que chaque église a sa hiérarchie très stricte, mais qu'il n'existe aucune autorité centrale au-dessus du grand prêtre, si ce n'est Kossuth lui-même (et ce dernier se moque de ce que ses fidèles peuvent bien faire, du moment qu'ils lui rendent hommage). Prêtres et disciples ont souvent recours à la violence et s'offensent fréquemment des actions des autres. La "justice" qu'ils dispensent est aussi cruelle qu'expéditive.
Les temples de Kossuth sont sous la responsabilité d'individus fiers, dangereux et déterminés, qui sont tous convaincus d'avoir raison. L'obéissance la plus stricte est un impératif au sein du clergé. Ceux qui se dressent contre leurs supérieurs se retrouvent bien souvent jetés dans la rivière la plus proche et excommuniés (envoyer dans l'eau un fidèle de Kossuth est l'une des pires insultes qu'on puisse lui faire).

Le clergé s'organise en deux factions : les Tisons de Feu et les Brasiers Brûlants.
Les Tisons ont pour mission de faire fonctionner tous les temples des Royaumes et de prêcher la bonne parole. Elles s'occupent également des cérémonies religieuses et veillent à ce que les jours saints soient respectés. Ce sont elles qui détiennent le pouvoir au sein de l’Église et elles acquièrent souvent une certaine célébrité au niveau local en se jetant dans l'arène politique et en livrant une guerre farouche aux autres temples.
Quant aux Brasiers Brûlants, que leurs opposants appellent la Brigade des Foyers, ce sont les aventuriers du culte. Ces prêtres, dont la plupart sont très amers, sont bien souvent d'anciens responsables des Tisons qui ont été déboutés par un rival. Ils parcourent les territoires qui ne connaissent pas la "sagesse de Kossuth", laissant bien souvent des bâtiments incendiés sur leur passage. Eux aussi prêchent l'enseignement de leur seigneur, et ils ont pour mission de découvrir de nouvelles contrées prêtes à accueillir une église (les gens plus pragmatiques affirment qu'ils recherchent les régions qui ne demandent qu'à tomber sous leur coupe, c'est-à-dire celles qui sont mal défendues ou dont les dirigeants sont faibles).
Les novices sont les Feux Froids. Après s'être prêtés au Serment de Marche-feu, ils deviennent prêtres er reçoivent le nom de Promis. Par la suite, ils peuvent prétendre aux rangs suivants, par ordre d'importance : Flambeau de la Foi, Flamme Vertueuse, Dévoué Brasier, Bûcher Zélé, Pilier de Feu, Furie de la Foi, Frère/Sœur des Flammes, Forge Inspirée, Bûcher Sacré, Très Fervent Foyer et Flamme Éternelle de Kossuth.
Les prêtres du culte reçoivent le nom de marche-feux, tandis que les moines de Kossuth sont les Flammes Fidèles.

Le culte s'organise autour des divers temples, chacun de ces édifices étant dirigé par une Flamme Éternelle qui est également un prêtre du culte. Il a sous ses ordres 3 Très Fervents Foyers, qui sont à leur tour assistés par 2 Bûchers Sacrés chacun. Les subalternes de ces derniers sont un prêtre de chaque rang jusqu'aux Dévoués Brasiers. À partir de ce rang (et en dessous), le nombre des prêtres n'est pas limité. Aussi nombreux que le permet l'infrastructure du temple, ils sont répartis en groupes égaux sous la responsabilité des divers Bûchers Zélés. Leur progression se fait par le biais de l'expérience jusqu'au rang de Dévoué Brasier, après quoi il leur faut obtenir la recommandation de deux supérieurs pour bénéficier d'une promotion (et encore faut-il que l'opportunité se présente, sous la forme d'une place qui se libère). Toute promotion doit être confirmée par la Flamme Éternelle, qui peut mettre son veto sans la moindre justification ou, au contraire, nommer quelqu'un sans suivre la procédure habituelle (du moment que le nombre maximum de prêtres de chaque rang est respecté).

Dans les sociétés primitives ou nomades, Kossuth est servi par des chamans. Ces derniers ne dépendent d'aucun temple, mais sont très craints et respectés par leur communauté.
Les temples dédiés à Kossuth sont toujours en pierre dure, en céramique ou en métal, ce qui leur permet de résister aux grands foyers d'origine naturelle (et également à la plupart de ceux qui sont créés par magie). Très massifs, ils s'ornent de colonnes centrales qui donnent l'impression d'être d'immenses brasiers s'élevant du sol. Ils sont toujours très bien éclairés. Gemmes et métaux précieux ornent le moindre centimètre carré du sanctuaire mais sont presque absentes du reste de l'édifice, ce afin de renforcer l'aspect sacré de l'autel.

Les divers ordres monastiques de l'Église sont les Disciples du Phénix (moines d'alignement bon), les Ftères et Sœurs de la Flamme Pure (neutres) et les Disciples de la Salamandre (mauvais). Tous trois sont des groupes très insulaires qui ne se mélangent jamais au sein d'un même monastère. Leur mode de vie traditionnel repose sur l'enseignement et les arts martiaux. Chaque ordre a ses propres tabous qui remontent à ses origines.

Les Chevaliers du Dragon de Feu sont les croisés de Kossuth. Ils sont chargés de protéger les sites sacrés, de mener les nombreuses croisades décidées par la hiérarchie et de garder les Flammes Éternelles. L'Eglise du Tyran du Feu était très étroitement liée aux Sorciers Rouges de Thay, car nombre de ces derniers sont kossuthiens. Plusieurs zulkirs ont œuvré de concert avec les membres éminents du clergé pour éliminer leurs rivaux thaiyiens et pour élaborer leurs conquêtes.


Vie des prêtres

Le Serment de Marchefeu a lieu lorsqu'un novice va devenir prêtre. Il doit faire la preuve qu'il esr digne de croire en Kossuth (et, par la suite, de s'élever au sein de son clergé, chaque fois qu'il gagne un niveau) en marchant sur un tapis de braises rougeoyantes. À chaque Marchefeu, les braises sont plus nombreuses et plus chaudes. Personne ne sait comment Kossuth et les membres éminents du clergé savent lire l'esprit du postulant, mais ceux dont la foi est vacillante ou qui complotent contre leur temple sont bien souvent horriblement brûlés par les braises (certains en meurent même), tandis que ceux qui sont loyaux envers leur seigneur et leurs supérieurs s'en tirent sans une égratignure.
Les prêtres de Kossuth choisissent le lever du soleil ou son zénith pour prier. Leur religion dicte que la flamme sacrée provient du sud, et ils procèdent donc à toutes leurs cérémonies et rituels en faisant face à cette direction. La congrégation et les prêtres de chaque temple révèrent l'anniversaire de naissance de leur grand prêtre comme un jour sacré spécial, à l'occasion duquel ils allument d'imposants feux de joie et font de grands sacrifices.

Vêtements sacerdotaux. Les prêtres de Kossuth portent une robe légère dans les tons rouges et oranges. Ils n'ont pas le droit de porter l'armure lors des cérémonies religieuses, à moins d'appartenir à l'Ordre du Dragon de Feu. La flamme de Kossuth sert de symbole sacré. Bien souvent, il s'agit d'un rubis taillé, enchanté pour luire d'un feu intérieur puis serti dans un bijou. Les robes de cérémonie sont généralement ornées de broderies représentant des flammes, ces ornementations devenant de plus en plus élaborées et coûteuses au fut et à mesure que le niveau du prêtre augmente.
Vêtements de tous les jours. Le rouge reste la couleur favorite des prêtres, même si ces derniers adoptent le style de la région dans laquelle ils se trouvent. Les prêtres peuvent porter une armure allant jusqu'à la cotte de mailles (plus un bouclier), mais ils préfèrent les protections magiques. La plupart des Kossuthiens adorent les objets qui infligent d'importants dégâts en produisant un effet particulièrement impressionnant, tant sur le plan visuel que sonore. Ils les arborent à la moindre occasion.

Dogme

Ceux qui doivent réussir réussiront. La foi en Kossuth est supérieure à toutes les autres, particulièrement à celle d'Istishia. Le feu et la pureté ne sont qu'une seule et même chose. La fumée est produit par l'air qui est jaloux du feu. La récompense de l'ambition est la puissance. Atteindre des niveaux de puissance plus élevés est inévitablement accompagné par des difficultés et des douleurs physiques. Kossuth nous envoie sa flamme pure et sacrée afin que nous puissions nous y purifier et y forger nos âmes. Attendez-vous à subir des épreuves et montrez-vous à la hauteur quelles que soient les difficultés et la douleur que vous endurerez. Vos supérieurs ont prouvé leur valeur et ils méritent que vous les serviez. Guidez les autres vers la lumière purificatrice de Kossuth de manière à ce qu'il puisse rendre à toute vie sa forme originelle.